• L’Egypte refuse que la Libye devienne un refuge sûr pour les hors-la-loi
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu, hier jeudi, les cheikhs et dignitaires des tribus libyennes sur fond des ingérences étrangères dans leur pays.
« Egypte - Libye, un sort commun », sous ce slogan, le Raïs a reçu ses hôtes en leur affirmant que l’objectif principal des efforts égyptiens menés à tous les niveaux est de faire primer la volonté libre du peuple libyen afin d’être en mesure de se construire un meilleur avenir, a rapporté le porte-parole présidentiel Bassam Radi, une information relayée par la presse locale.
Le Président Al-Sissi a noté que l’Egypte considère la Libye comme un territoire unifié. Ceci dit, elle communique avec les Libyens, toutes obédiences confondues, de toutes les régions. Le Raïs a en outre affirmé que l’Egypte appuie l’Etat libyen loin des milices armées et radicales compte tenu du fait que l’Egypte et la Libye partagent le même sort.
Al-Sissi a réitéré que la ligne Syrte – Al Joufra ne doit pas être franchie et que ceci est un appel à la paix de la part de l’Egypte en vue de réactiver le processus politique, signalant que l’Etat égyptien est un pays favorisant la paix qui n’admet pas la division de la Libye et œuvre à faire cesser les conflits dans le pays.
Le Président Al-Sissi a rappelé que l’Egypte et la Libye sont liées par des rapports étroits et historiques, affirmant que si l’Egypte défend la Libye ou l’inverse, ceci est un engagement national. Et de souligner que l’Egypte mise sur les tribus libyennes libres pour résoudre cette crise et qu’elle ne va plus permettre de miser sur les milices armées sur le sol libyen.
« L’Egypte rejette que la Libye se transforme en refuge sûr pour les hors-la-loi », a tempêté le Raïs, appelant les tribus libyennes à s’engager dans une armée nationale unifiée et à limiter le port des armes aux seules institutions de l’Etat.
Le Président a en outre affirmé que l’Egypte est prête à former et entraîner les tribus libyennes pour être en mesure de construire une armée nationale, relevant que les divisions politiques ne conduiront nullement à une issue à la crise.
Et Al-Sissi de renchérir : « L’Egypte refuse toute ingérence dans les affaires libyennes et ne favorise que la stabilité politique, sociale, et militaire dans le pays ».
Dans un message décisif et clair, le Président Al-Sissi a expliqué que si l’Egypte intervient en Libye, la donne militaire changera de façon rapide et décisive, faisant allusion à la puissance de l’Armée égyptienne qui est une des puissantes armées de la région et en Afrique. Et de souligner que pour autant l’Armée égyptienne agit par sagesse, et que l’Egypte ne nourrit aucune hostilité contre la région ouest de la Libye. Le Raïs a tenu à souligner que les parties belligérantes n’affichent pas de volonté pour un règlement politique à cause des ingérences étrangères.
Le président du Haut Conseil des tribus et des dignitaires libyens a de son côté affirmé que les tribus libyennes ont appelé le Président Al-Sissi à intervenir en cas d’agression contre Syrte. Et de renchérir à SkyNews : « Si la Turquie et les milices armées poursuivent leur ingérence en Libye, la partie égyptienne va intervenir ».